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haibun

ATTENDRE UN MIEUX

Publié le

Abbaye dans une forêt de chêne

Abbaye dans une forêt de chêne

Le Moine au bord de la mer . Tableaux de Caspard David Friedrich

Le Moine au bord de la mer . Tableaux de Caspard David Friedrich

 

 

 

Aux portes de l'Abbaye démantelée une forêt sacrée et bien plus loin la mer qui gronde .

Passé le porche se dessine un improbable chemin.

 

Les ruines grises

se fondent dans la brume

l'espoir ancré

 

Loin des déviances et des haines du monde, un moine sur le rivage s'imprègne des clameurs de la vague et du vent.
Sa prière se noie dans la masse perpétuelle, dans le tumulte et les embruns... L'univers se transforme et broie, l'avenir s'est obscurci.

 

En son âme

Il a cru au miracle

il s'interroge

 

Il y aura toujours un coin de ciel bleu, un matin illuminé, une réponse se dit-il. Je dois partager ce monde avec ceux qui se sentent perdus, leur insuffler de la force.

 

 

                                                                                                                Juillet 2022

 

 

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Une rose

Publié le par Marine D

Ciel en Creuse photo Adamante

Ciel en Creuse photo Adamante

 

UNE ROSE

 

Soirée creusoise

une rose couleur orange

donne tout son feu

aux nuages effilochés

aux arbres fantomatiques

 

Le jardin de fin d'été propose un petit théâtre d'ombres...

Que raconte cette image à celui qui ne dort pas? La nuit est si belle, le fond de l'air si doux !

 

Une haute branche

vient déployer son éventail

dégustons l'instant

 

Une petite lune timide sourit dans son halo. Elle hume la douceur nocturne et nous la rend au centuple.

Birelli Lagrene caresse sa guitare, un troublant bolero résonne, les souvenirs reviennent, la danse gitane est en nous comme un fruit éclatant.

 

La nuit flambera

si tu veux danser pour moi

bel andalou

 

 

 

 

Il y a eu un doublon et j'ai perdu vos commentaires

Je vous en remercie et  vous prie de m'en excuser !

 

 

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L'escalier d' Oppède le Vieux

Publié le

 

Pour la page 193 de l'Herbier de poésie

 

Combien de marches à monter, de chemin escarpé à grimper se dit-elle, ce n'est pas si facile, il fait encore chaud, mais je veux y aller, je veux tout voir, admirer cette merveille du Luberon .Le comte de Toulouse y édifia son château du XIII ème siècle, une forteresse, en ruines à présent qui domine le Vaucluse avec son église Notre Dame d'Alidon.

 

Les pierres disjointes

s'élèvent dans la colline

nimbée de soleil

Oppède le Vieux boit les rayons

d'un soleil inaltérable

Au coeur des Alpilles, la cité médiévale était à découvrir, autrement qu'en lectures, je l'avais rêvé ce superbe village où Consuelo de Saint-Exupéry originaire du Salvador, se réfugia pendant la guerre, en 1942, avec d'autres artistes résistants, elle fréquentait à Paris les peintres de l'époque, A son retour en France Antoine l'y rejoignit .

 

Perchée sur son piton

une cité en ruine

fière et imposante

Consuelo la découvrit

et s'en émerveilla

Elle fut si éblouie qu'elle promit à son mari Antoine de Saint Exupéry d'écrire un livre, ce qu'elle fit et Antoine de Saint-Exupéry a écrit la Préface. Je l'ai lu il y a très longtemps, d'où mon envie de découvrir ce lieu magnifique.

 

Ici il a aimé

Il vint le grand pilote

père du Petit prince

 

                                                     8 Fevrier 2022

 

 

« Nous montions en silence dans le soir lumineux. J'entrais dans un pays nouveau, mon cœur battait. Je sentais que celui qui arrive à Oppède doit être touché soit par la grâce, soit par le feu..»

Chez Gallimard, Oppède de Consuelo de Saint-Exupéry

 

Publié sur Dans les voiles en 2016  avec les photos du site             

Oppède le Vieux 1

Oppède le Vieux 2

 


 

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Volets scellés

Publié le

                                                               Photo de la Creuse, d'Adamante

 

Mes pas résonnent dans la bourgade endormie, je cherche une porte ouverte, un passant qui vaque à ses occupations, l'ombre d'un chat, un potager bienveillant, l'odeur du feu de bois, vers une fenêtre je lève le regard...

 

Volets vermoulus

le temps a fait son œuvre

la maison est vide

 

Depuis longtemps elle est partie la petite mamie, oubliée de tous, la fenêtre est close et les contrevents sont fermés, plus un bruit dans l'étroite ruelle, rien ne reste des sons familiers, des rires et des jeux d'enfants.

 

Comme des piafs

ils venaient en vacances

chauds d'amour

 

Le village entier a perdu son âme, plus de commerce, plus de travail, peu de vie, pourtant on parle de retour à la terre, de familles qui rêvent de vie simple, de calme et de campagne...

 

Crêpes et merveilles

embaumaient la cuisine

ravissant les petits


La vieille demeure se prend à rêver de renouveau, de courses dans les escaliers, de terrasse fleurie, de balançoires et de poules qui caquettent au jardin....

 

Jadis la maison

sentait la cire et la lessive

les draps repassés

- Elle se met à espérer

le retour des garnements

 

 

                                           Pour l'Herbier de poésie n° 189  chez Adamante

 

 

 

 

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Inondations

Publié le

 

Photo Nathalie Manaud

L'ADOUR

 

Notre belle Adour a débordé, encore une fois à l'issue d'un déluge qui a détrempé terres et vallons. Venue des montagnes pyrénéennes elle a coulé vive ou tranquille dans les vallées pour, bien plus tard, atteindre l'océan. Elle accueille dans ses méandres pêcheurs, oiseaux et amoureux de la nature.

Gorgée de lacs bleus

de trois torrents assemblés

pleine de vaillance

Aux portes d'Aire sur Adour, la rivière reçoit le eaux du Lees qui baigne de ses vertes courbes notre Vic-Bilh lumineux, et hop elle dévale et inonde champs, routes et fossés, coupe les communications et nous oblige à chercher des passages moins périlleux.

Plus tard les gaves du Lavedan, du Haut-Béarn et du Pays basque lui apporteront leurs eaux vives, leurs frayères à saumon revenus dans leur lieu de naissance, tout comme les anguilles. Connus pour leurs « barthes » ces marais riches et giboyeux terres d'inondations et de pâturages, où se côtoient le fameux poney landais et les petites vaches tout terrain.

Après le Gers

les Landes s'en souviennent

de Tartas à Dax

A Bayonne, Adour et Nive se rejoignent avant d'aller se jeter dans l'océan à La Barre, elle a charrié tant d'eaux vives, de petits ruisseaux, déposé ses nappes de limon, mais rien ne l'arrête et finalement elle redeviendra les orages passés ce fleuve plein de charme qu'ont chanté les poètes et les troubadours locaux...

Si belle Adour

comme à une jolie femme

on lui pardonne tout

 

 

Les Barthes de l'Adour de Marc-Jean.Convert

Pour la page 172 de l'Herbier de Poésie

Infos  - Les barthes de l'Adour  ICI

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Le petit peuple

Publié le par Marine D

Photo de Jeanne Fadosi

Photo de Jeanne Fadosi

Music    Just An Illusion de Imagination

 

 

 

Derrière la grange s'étale un grand cyprès de l'Atlas, il abrite un petit peuple de lutins bleus et ronds, qui nagent dans la verdure comme des bouchons sur l'eau

Ils s'agitent au moindre souffle, au moindre battement d'ailes, et quand croassent les corneilles ils se rassemblent face à cet oiseau de noir vêtu...

 

Un nid de tourterelles

dans un creux des branches

accueille un tourtereau

 

Le petit peuple au grand cœur , brusquement s'est rassemblé, les corneilles voulaient attaquer le nid, mais il se sont alors agités si fort que les oiseaux lugubres se sont envolés
 


Heureux dénouement

c'est l'histoire bien simple

que la nature m'a conté

 

 

 

                     Pour l'Herbier de poésie chez Adamante page 145

 

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Mille marguerites

Publié le par Marine D

Pour la page 144 de l'Herbier de poésie

Pour la page 144 de l'Herbier de poésie

 

Enfant, je te montrerai les mille marguerites qui dansent au pré voisin, elles abritent des fourmis, des grillons, l'écureuil qui fouine, l'abeille courageuse, les futurs nids et les nouveaux, le bouton d'or et le trèfle odorant...

 

 

Nous verrons le lièvre

bondir entre les herbes

dans la rosée

 

 

Nous monterons sur la butte nous asseoir sur le vieux banc bien caché sous le cerisier et la glycine, à l'abri des regards, j'écouterai tinter tes rires et le chat siamois, nous rejoindra

 

 

 

Se lèvera

un vent venu de l'ouest

frisant tes boucles

léger comme une plume

au parfum d'acacia

 

 

Il ne reste que des images de la vie, de l'avant, des tendresses et des jeux, nos lunes ont subi les tempêtes

Les musiques résonnent en nous, il y aura de nouveaux printemps, d'autres marguerites, il le faudra, d'autres enfants, d'autres vies...

 

 

Enfant souviens-toi

que la fleur de l'amour

repousse toujours

 

 

                                                  © marine D

 

 

Pour l'herbier de poésie chez Adamante

 

 

Avec le chanteur Nilda Fernandez disparu ces jours derniers

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Transcendances

Publié le par Marine D

Proposition d'Adamante pour l'Herbier de poésie

Proposition d'Adamante pour l'Herbier de poésie

 

 

Entre les rais de lumière et l'ombre du doute, fermer les yeux, ouvrir les écoutilles, entendre le souffle du temps qui passe, se prélasser au soleil pâle d'un matin de février, écoper toutes les cameligues...

 


Couleurs diffuses

quand tout l'horizon nous englobe

dans la soierie des désirs

 

 

Rien ne compte, rien ne transparait dans le silence voulu, se lover et attendre que le monde prenne un semblant de raison, que le ciel se fende, inspirer, inventer une autre musique, s'évaporer...

 

Franchir l'invisible

aller cueillir l'être éternel

et les étoiles

                                                                     

 

*  Cameligue ou camaligue en gascon, c'est tout ce qui pend derrières nous, les rubans, les ficelles, les insignes, les haillons,  les complications, au départ c'était la jarretière, (jambe liée) 

 

 

 

L'Herbier de poésie

Avec Billie Holiday

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CHAT-RIVARI

Publié le par Marine D

Création d'Adamante pour le n° 128 de l'Herbier de poésie

Création d'Adamante pour le n° 128 de l'Herbier de poésie

 

 

Aux greniers dans les vieux placards, sous les échelles et les malles vides les souris et les rats dorment encore, les matous veillent...

Dansent les chats

sous l'orange de la lampe

j'écoute la nuit

 

Les heures avancent, je ne dors pas, je perçois des froissements, des glissements...

 

Ronde colorée

la queue en périscope

le chaton gambade

 

Il est trois heures, dehors les fracas de la ville ont cessé, j'entend les sarabandes nocturnes et tous ces chat-rivaris, dans mes oreilles Harvest Moon balance ses airs d'harmonica

 

Toujours Neil Young

Dans ma tête et dans mon cœur

un peu de bonheur

 

 

 

 

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Des nouvelles ?

Publié le par Marine D

 

                                                       Chez Adamante l'Herbier de Poesie

 

 

 

 

 

Nous avons cueilli le muguet de mai,  la-la-lère, sous la pluie, comme l'escargot on a eu les pieds mouillés, puis le soleil si capricieux est revenu,

il faudra oublier les manifestations, les affrontements, les pavés, la fumée, les insultes, un instant devant un verre à une terrasse de café... 

 

 

 

Je cherche un abri

Il se passe des choses

dans ce jardin

 

 

La pluie et le soleil jouent à cache-cache, le mulot a squatté l'azalée, l'oiseau fuit les hommes, l'abeille aussi, toutes les nouvelles sans exception sont mauvaises, chacun y met son grain de sel, nos concitoyens ont perdu tout optimisme et le gout du bonheur

 

 

Les pavés volent

c'est la chienlit dans la ville

une fois de plus

 

 

 

 

Je sais vous allez me dire que rien n'est perdu, qu'il suffit de garder espoir,

que le ciel gaulois a une grande réserve de bleu, qu'il faut y croire...

 

 

Poète insoumis

vas respirer l'azur

sors de ta cage

 

 

    

 

                                                                                  © Marine Dussarrat -   Haïbun

 

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